Bienvenue sur le site officiel de l’Armée du Salut
Salvationist.ca | SalvationArmy.org
Recherche dans le site
Trouver une
entité de l’Armee du Salut
Consulter les archives
Syndication
RSSL’Armée du Salut donne un aperçu de la pauvreté infantile
Lorsque Devon, un petit surdoué en mathématiques âgé de 10 ans, veut étudier pour ses examens, il doit s’installer tant bien que mal sur le canapé de la chambre d’hôtel miteuse qu’il habite depuis un an avec son père sur Main Street.
Cet espace exigu contraste avec le gymnase où Devon courait en jouant à la « tague » avec environ 25 autres enfants jeudi soir dernier. Le petit garçon au visage couvert de taches de rousseur est ensuite venu s’asseoir pour expliquer ce qui l’attirait dans cet endroit.
Banman participe au club pour enfants du centre Weetamah de l’Armée du Salut. « Weetamah » signifie « Va leur dire » en langue crie. Le programme parascolaire hebdomadaire, offert à l’édifice de l’avenue Logan, fonctionne avec un budget annuel de 3 500 $ et est dirigé par une poignée de bénévoles et de membres du personnel de l’Armée du Salut.
« (Les enfants) sont sérieusement touchés par la pauvreté », déclare Robert Russell, pasteur et directeur général du centre communautaire. « Certaines familles sont expulsées de leur logement. Des gens ont même trouvé tous leurs biens dans la rue à leur retour de vacances. »
Jeudi soir, l’Armée du Salut a invité les journalistes à interviewer des enfants au centre.
Pendant le repas de frites et de croquettes de poulet – dont certains morceaux ont été lancés à de jeunes convives par des amis d’humeur taquine – les jeunes cherchaient à attirer l’attention des visiteurs.
Le pasteur Russell a expliqué certains actes de violence impliquant des jeunes qui vivaient dans le centre-ville de Winnipeg ont reçu beaucoup d’attention de la part des médias. Il a précisé que l’Armée du Salut voulait souligner l’existence de certains programmes visant à combattre la pauvreté endémique qui touche la plupart des enfants du quartier.
L’an dernier, le centre a perdu une subvention du gouvernement fédéral d’une valeur d’environ 100 000 $, et a dû mettre à pied trois employés à temps plein et à temps partiel.
Depuis, les postes vacants sont occupés par des bénévoles. Cependant, le programme, qui était auparavant offert cinq soirs par semaine, est maintenant limité à trois soirs.
« Une grande partie de notre travail consiste à établir des liens au sein de notre collectivité », explique le pasteur Russell en haussant la voix pour se faire entendre par-dessus les cris des enfants qui jouent une partie de « tague » endiablée. « Si nous voulons être un agent de changement, nous avons besoin des ressources nécessaires pour nous engager. Et c’est ce que nous faisons, mais nous aimerions en faire plus encore, et avoir la possibilité d’établir des liens avec le plus grand nombre possible de familles et d’enfants. »
Devon affirme que ça ne l’ennuie pas d’attendre son autobus scolaire dans un stationnement de Main Street, ni de manger son bol de Cheerios dans sa chambre d’hôtel tous les matins. Il précise que la Millenium Library a une section pour enfants, où il va parfois lire ou naviguer sur Internet lorsqu’il ne peut pas se rendre au centre communautaire.
Cependant, Devon a beaucoup d’idées pour améliorer la vie de ceux qui habitent le centre-ville. Il rêve d’une banque qui ne facturerait que 3 $ pour les frais de service, plutôt que 8,50 $, comme l’institution bancaire de son père sur Main Street.
« Les gens travaillent tellement fort pour gagner cet argent. Ils pourraient l’utiliser pour acheter de la nourriture ou des choses dont leurs enfants ont besoin », dit-il d’un air songeur. « On ne peut pas demander aux banques d’abolir leurs frais de service, parce ce ne serait pas rentable pour elles… mais on peut leur demander de les réduire de beaucoup.
Gabrielle Giroday
Novembre 2006, reproduit avec la permission du Winnipeg Free Press
- Le Canada : un pays riche où vivent des enfants pauvres
- ''Les Canadiens s'expriment''
- Selon un sondage, les Britanno-Colombiens sont plus disposés à réagir au problème de la pauvreté
- L’Armée du Salut lance le Projet Dignité visant à sensibiliser l’opinion publique à la pauvreté
- La fête de quartier à Pointe-Saint-Charles
There are 0 Pingback + Trackbacks
Ceci est le Trackback URI