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L’œuvre de réhabilitation de l’Armée du Salut

null« Des changements spectaculaires ont lieu dans le domaine de la toxicomanie », déclare le major Tom Tuppenney, conseiller en service social de l’Armée du Salut. Le major est spécialisé en santé comportementale, qui couvre les troubles liés à la toxicomanie, à la santé mentale et aux déficiences développementales.

Au Canada, l’Armée du Salut offre des programmes de réhabilitation depuis près d’un siècle. Elle gère des centres de réhabilitation d’un océan à l’autre, notamment les centres Phare du havre, établissements autonomes axés sur le traitement de la toxicomanie, et des centres polyvalents comme le Centre of Hope de Calgary, qui offre, entre autres, des programmes de réhabilitation.

Selon le major Tuppenney, le traitement de la toxicomanie évolue. Au cours des dernières années, des méthodes basées sur des données probantes et des pratiques exemplaires ont été élaborées. « En outre, nous recherchons de plus en plus des personnes spécialisées dans ce domaine. L’Armée du Salut s’efforce depuis de nombreuses années d’obtenir l’agrément pour tous ses programmes sociaux, y compris les programmes de traitement de la toxicomanie. Cependant, j’entrevois aujourd’hui la possibilité que des normes fédérales soient établies pour ces programmes.

Bien entendu, la guérison spirituelle est au cœur de tout processus de réhabilitation. « La toxicomanie influence tous les aspects de la santé : physique, psychologique, sociale et spirituelle. Par conséquent, n’aborder que deux ou trois aspects de la vie des gens qu’on veut aider à guérir, sans traiter la personne entière, équivaut à s’attaquer à une partie seulement du problème. »

Le major Tuppenney dit espérer que dans un an, tous les programmes de l’Armée seront basés non seulement sur les Écritures, l’établissement d’une relation avec Dieu et les Douze étapes, mais également sur les méthodes basées sur des données probantes et les pratiques exemplaires élaborées au cours des dernières années. Les membres du personnel devront connaître ces traitements. « Vous savez, le meilleur résultat que l’on puisse obtenir, c’est que la personne surmonte sa dépendance et retrouve la maîtrise de sa vie », ajoute le major.

Le major Tuppenney a beaucoup d’expérience dans le traitement de la toxicomanie. Il travaille dans ce domaine depuis plus de 25 ans, aux centres Phare du havre de Winnipeg, de Toronto et de Detroit. À titre d’expert-conseil régional aux services sociaux, il est actuellement responsable des régions du Québec, des Maritimes et de Terre-Neuve-et-Labrador. « C’est très intéressant. Je fais un travail difficile, mais que j’adore. J’apprends encore des choses chaque jour. Il est difficile de voir que certaines personnes n’arrivent pas à surmonter leur dépendance. Beaucoup de gens n’obtiennent pas de deuxième, de troisième ou de quatrième chance, car leur dépendance finit par leur coûter la vie. Cependant, il est extrêmement réjouissant de voir une personne vaincre sa dépendance et adopter un mode de vie qu’elle n’aurait jamais cru possible. Les toxicomanes comprennent qu’ils sont capables de gérer leur vie lorsque Dieu entre en scène. C’est lui qui leur donne la force et la confiance dont ils ont besoin pour régler leur problème. »