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Le douloureux chemin vers la liberté

Posted By John McAlister On lundi 30 juin 2008 à 08:24 In News | No Comments

La fête du Canada est une bonne occasion de nous rassembler et de célébrer avec fierté notre héritage, nos réalisations et nos valeurs, ainsi que l’apport des nouveaux Canadiens.

Les nouveaux arrivants apportent avec eux leurs talents et leurs compétences. Cependant, pour un grand nombre d’entre eux, l’établissement dans un nouveau pays constitue une expérience difficile et douloureuse. Partout au Canada, l’Armée du Salut continue à répondre aux besoins des nouveaux arrivants et s’efforce d’abolir les obstacles pour ceux qui sont venus chercher la sécurité et une vie meilleure dans notre beau pays.

Il y a huit mois, Azabe, âgée de 30 ans, et son mari sont arrivés au Canada. En 2003, ils ont fui leur pays d’origine – l’Érythrée, en Afrique orientale – à cause de la guerre qui y sévissait. Pendant cinq ans, ils ont vécu dans un camp de réfugiés en Ouganda, et ont réussi tout juste à survivre en vendant des aliments érythréens.

Ce mois‑ci, Azabe a terminé avec succès le programme de développement de l’emploi, d’une durée de cinq mois, offert par l’Armée du Salut. Le programme comporte des cours d’anglais, ainsi que des rudiments d’informatique et des conseils pour réussir une entrevue avec un employeur éventuel. Maintenant qu’elle a terminé le programme avec succès, Azabe a l’intention d’entreprendre des études pour devenir aide‑soignante et, par la suite, infirmière.

Azabe fait partie des centaines de personnes nouvellement arrivées au Canada qui se sont tournées vers l’Armée du Salut pour obtenir de l’aide. La major Holly Patterson, directrice des services aux immigrants et aux réfugiés de l’Armée du Salut à Toronto, a acquis un immense respect pour les immigrants et les réfugiés après avoir entendu leurs récits. Elle connaît l’ampleur de leur courage et les aide à s’établir et à entreprendre une vie meilleure. « J’ai vu combien il est difficile pour les immigrants – et particulièrement pour les réfugiés – de se rendre jusqu’ici.

« La plupart des réfugiés avaient un bon emploi chez eux et sont hautement qualifiés. Ce sont souvent des médecins, des avocats ou des ingénieurs, qui viennent ici pour échapper aux persécutions et à l’oppression. Ils savent que le Canada est un pays où on peut élever ses enfants en sécurité. Ils savent qu’ils pourront marcher dans les rues sans craindre les bombes, et qu’ils ne seront pas persécutés à cause de ce qu’ils sont et de ce qu’ils croient ».

En 2007, les services aux immigrants et aux réfugiés de l’Armée du Salut à Toronto ont facilité l’établissement de plus de 2 000 personnes en les aidant à remplir des formulaires, à accéder à des services gouvernementaux, à suivre des cours d’anglais langue seconde et à participer à des séances de counselling pour les personnes en situation de crise.

« En raison de son taux de croissance inférieur à 1 %, le Canada a besoin d’immigrants », explique la major Patterson. « Vos parents et vos grands‑parents ont immigré. Ce n’est pas un phénomène nouveau au Canada. Ce sont les pays d’origine des immigrants qui ont changé. L’Armée du Salut est là pour fournir aux nouveaux arrivants les outils, les connaissances et les ressources nécessaires pour qu’ils deviennent des membres à part entière de la société canadienne.


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