logo
 

Bienvenue sur le site officiel de l’Armée du Salut


Salvationist.ca
| SalvationArmy.org

 

Recherche dans le site


archives Trouver une entité de l’Armee du Salut

archives Consulter les archives
 

Syndication

RSS Feed RSS

Donner aux femmes l’espoir de guérison

L’an dernier, plus de 200 femmes ont séjourné à la résidence Homestead de l’Armée du Salut, à Toronto, dans l’espoir de trouver une meilleure façon de surmonter les difficultés de la vie. En effet la résidence offre à des femmes toxicomanes un programme de traitement de jour et un programme en établissement.

Lorsque Lynne est arrivée à la résidence Homestead, elle avait développé une dépendance aux Gravol. Elle en consommait entre 50 et 100 par jour. Son histoire en est une qui parle de courage, de survie et de détermination.

« Si tu parles, je vais te faire taire pour de bon. » C’est ce genre de menace que son mari, George (prénom fictif), proférait habituellement après l’avoir battue brutalement. Pendant 12 ans, Lynne et ses deux enfants ont vécu dans la peur. George utilisait l’intimidation pour empêcher Lynne de révéler son comportement violent.

Lorsqu’ils se sont rencontrés, Lynne et George fréquentaient assidûment l’église. Dans le passé, George avait eu des problèmes de drogue et d’alcool, mais il s’était repris en main. Du moins c’est ce que Lynne croyait.

« Nous nous fréquentions depuis quelques mois lorsque George me frappa pour la première fois, », se rappelle Lynne. « Le coup de poing violent qu’il m’a asséné à la tête m’a prise totalement au dépourvu ».

Il s’est confondu en excuses, promettant de ne jamais recommencer. Elle lui a fait confiance et ils se sont mariés.

Peu de temps après leur mariage, George a recommencé à consommer de la cocaïne et de l’alcool, à l’insu de Lynne. La violence s’est intensifiée. Parfois, il la battait cinq fois dans une semaine.

Convaincue qu’elle était la cause des emportements de George, Lynne tenta de se suicider à maintes reprises, se tailladant les bras avec des lames de rasoir ou des bouteilles cassées.

En plus de la violence, quelqu’un mettait le feu à leur appartement. Lynne et George ont déménagé plus de 30 fois en 12 années de mariage. Lynne savait que l’incendiaire était son mari, mais elle était trop craintive pour lui faire face.

Un soir, tandis que Lynne préparait le souper, George lui dit : « Tu ne sens pas une odeur de fumée? » Se précipitant dans le corridor, Lynne s’aperçut que l’immeuble était en feu.

Cette nui-là, pendant que George dormait, Lynne sortit subrepticement de l’appartement. Heureusement, les enfants passaient la nuit chez leurs grands-parents maternels. Le lendemain, Lynne dénonça George à la police.

Pour engourdir sa peine, Lynne commença à prendre des Gravol. Bientôt elle en consommait des doses massives tous les jours. En conséquence, elle fut accusée de conduite avec facultés affaiblies et perdit son emploi. En outre, sa fille quitta la maison et son fils fut placé sous protection judiciaire. Finalement, elle a téléphoné à la résidence Homestead.

Aujourd’hui, après avoir subi une thérapie intensive, Lynne travaille comme intervenante pour les services d’aide à la famille. Elle a son propre appartement et donne des conseils à ceux qui ont fait de mauvais choix.

« La dépendance peut toucher n’importe qui », raconte Lynne. « Le personnel de la résidence Homestead m’a acceptée telle que j’étais. J’avais enfin trouvé un endroit sûr et le soutien dont j’avais besoin pour reconquérir mon corps, mon esprit et mon âme ».