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Aider les réfugiés et les immigrants : notre mission!
Posted By John McAlister On lundi 27 juillet 2009 à 08:20 In News | No Comments
L’espoir et le soutien
Le premier contact d’Hector avec l’Armée du Salut a eu lieu en 2006 dans un Centre de surveillance de l’Immigration à Toronto. Juan s’est adressé à l’Armée du Salut parce qu’il n’avait ni famille, ni travail, et qu’il ne parlait pas l’anglais.
Chaque année, des milliers de réfugiés et d’immigrants traversent nos frontières pour y trouver la paix, la justice et un nouveau foyer.
L’histoire d’Hector
« Mon premier contact avec l’Armée du Salut a eu lieu dans un Centre de surveillance de l’Immigration, à Toronto, en 2006.
Né à Mexico, j’ai grandi dans le centre du pays. J’ai eu une belle vie à cet endroit, mais en grandissant, j’ai vu mon entourage aux prises avec les gangs et la violence associée à la drogue. J’ai reçu des menaces à plusieurs reprises. Je me suis rendu compte que je devais partir.
Le Canada était mon premier choix pour prendre un nouveau départ. Je savais que c’était un endroit sûr et accueillant.
À mon arrivée, on m’a placé dans un Centre de surveillance de l’Immigration. J’étais en pays étranger, aucun membre de ma famille n’y demeurait, et je ne pouvais pas communiquer en anglais. Je ne crois pas m’être senti aussi seul et perdu de toute ma vie.
C’est à ce moment que j’ai rencontré la capitaine auxiliaire Mary Avendano, de l’Armée du Salut.
« Lorsqu’ils t’autoriseront à sortir, appelle-moi, et je t’aiderai si je le peux », m’a-t-elle dit.
Je ne sais pas où je serais sans elle. Elle m’a aidé à garder le moral, m’a encouragé à apprendre l’anglais et a fait le nécessaire pour que j’aie du travail. L’Armée du Salut m’a procuré des produits de première nécessité, comme des denrées alimentaires et du savon, et m’a trouvé un endroit où demeurer en attendant que je puisse me débrouiller.
Je poursuis maintenant des études collégiales pour devenir interprète. Je fais du bénévolat pour l’Armée du Salut : j’aide la capitaine auxiliaire Avendano à entrer en contact avec de nouveaux arrivants qui sont retenus au Centre de surveillance de l’Immigration, en les aidant comme on m’a aidé. Parfois, on me demande : « Comment sais-tu ce que je ressens? Tu n’as jamais été ici. » Et je réponds : « J’ai déjà séjourné ici, plus longtemps que toi! »
Si je pouvais résumer ce que l’Armée du Salut signifie pour moi, je dirais : « L’espoir et le soutien. »
—Hector Munoz
L’histoire de Juan
Je suis né en Colombie et j’y ai grandi. J’étais architecte et je passais mes journées à travailler mes plans et dessins techniques. Je menais une bonne vie, mais je n’étais pas satisfait. Il me manquait quelque chose. J’avais besoin de prendre un nouveau départ, c’est pourquoi, en moins d’un mois, j’ai décidé d’immigrer. D’après mes recherches, j’ai appris que le Canada était un bon endroit où aller. Je m’y suis donc rendu en 2004.
J’étais venu chercher une vie meilleure, mais je ne connaissais personne ici. Aucun membre de ma famille ne demeurait au Canada, je n’avais aucun emploi et je ne parlais pas l’anglais. C’est à ce moment que je me suis adressé à l’Armée du Salut. Je savais qu’elle tendait une main secourable aux nouveaux arrivants.
On m’a offert le gîte et le couvert, ainsi que de l’aide, au moment où j’en avais grand besoin. Puis, j’ai consulté le service d’aide aux réfugiés et aux immigrants de l’Armée du Salut pour demander si on avait besoin d’un architecte bénévole. Le service n’avait pas ce genre de poste, mais on m’a trouvé un travail dans une entreprise de construction résidentielle, en tant que dessinateur bénévole pour une période de trois mois. Peu de temps après, je suis devenu un employé à temps plein.
C’était il y a trois ans. Je travaille toujours, je poursuis des études collégiales et je suis devenu citoyen canadien en mars. Mon avenir est prometteur.
Lorsque j’ai appelé ma famille dès que je suis arrivé ici la première fois, je pouvais à peine parler tellement j’en avais le souffle coupé. Au début, je ne pouvais donner aucune explication. Puis, j’ai soudainement compris. Quand j’ai foulé le sol canadien, je me suis senti en paix avec moi-même pour la première fois depuis longtemps.
Maintenant que je suis citoyen canadien, je dois améliorer ma situation, tout comme je dois contribuer à améliorer mon nouveau pays. J’ai besoin de montrer à mon pays d’adoption qu’il ne s’est pas trompé en m’accueillant.
Chaque année, en décembre, je reviens au bureau de l’Armée du Salut pour exprimer ma gratitude. Je ne peux oublier ce que l’Armée a fait pour moi.
—Juan Suarez
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