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L’Armée du Salut aide un toxicomane à remplacer le désespoir par la dignité

mark26april.jpgMark Love ne se souvient pas d’avoir commis un délit grave car il était ivre mort. Le policier qui l’a arrêté le lendemain lui a dit qu’il s’était servi d’une arme. Il savait qu’il avait besoin de l’aide d’un expert pour surmonter ses diverses dépendances, mais était-il trop tard? Ses gestes risquaient d’entraîner des conséquences graves.

À l’adolescence, Mark a développé une maladie mentale qui n’a pas été diagnostiquée, et qui a influé sur ses émotions, ses gestes, son humeur et ses pensées. Ses parents savaient qu’il se passait quelque chose d’anormal, mais ils n’ont jamais cherché à comprendre la raison de son comportement étrange. Les symptômes - paranoïa, isolement, angoisse, dépression - qu’il avait développés pendant l’adolescence, sont devenus de réels problèmes à l’age adulte.

Mark était de nature timide et pour s’intégrer, il a commencé à consommer des drogues douces et de l’alcool lorsqu’il était à l’école secondaire. « À 21 ans, je buvais de l’alcool tous les jours », avoue Mark. « Je ne me contrôlais plus et j’étais devenu totalement alcoolique ».

Mark travaillait et avait un appartement, mais il sentait qu’il perdait la tête. On lui a diagnostiqué deux troubles concomitants (trouble psychique et consommation abusive d’alcool et de drogue). Il a perdu son emploi et s’est retrouvé dans un petit appartement minable infesté de blattes et de punaises, à Hamilton, en Ontario. Il s’est mis à accumuler des choses de façon compulsive, prenait ses repas dans des soupes populaires et ramassait les mégots de cigarette dans la rue. « Ma vie était complètement en désordre », avoue Mark.

Cesser de consommer était une tâche impossible pour Mark. Il avait connu de brefs moments de sobriété, mais il était incapable de se faire une nouvelle vie sans alcool ni drogue.
Un soir, un policier a frappé à la porte de Mark. On l’a menotté et arrêté pour un délit qu’il avait commis, mais dont il ne se souvenait pas en raison de son état d’ébriété. « C’est dans la voiture de police que je me suis rendu compte que j’étais dans une impasse », raconte Mark.

Mark a été libéré sous caution le 1er décembre 2009 et a été admis au Phare du havre de Toronto, un centre de traitement de la toxicomanie administré par l’Armée du Salut. Le nouvel immeuble, magnifiquement conçu, qui a ouvert ses portes il y a un an, est situé à l’angle des rues Jarvis et Shuter, à l’emplacement même du premier Phare du havre, établi en 1961.
Le nouvel immeuble est composé de quatre sections : un programme de traitement de la toxicomanie offert en établissement qui peut accueillir 86 résidents, une maison de transition comprenant 98 studios, l’église communautaire du Phare du havre de Toronto et le service aux immigrants et aux réfugiés de l’Armée du Salut.

« Le Phare du havre me permet de vivre dans la dignité tout en poursuivant ma démarche pour me libérer de mes dépendances, de recevoir des soins médicaux et de régler mes problèmes avec la justice », déclare Mark. « Je suis encadré par des conseillers compétents qui m’aident à faire face aux questions relatives au sevrage, et des professionnels de la santé qui me motivent à acquérir des habiletés d’adaptation pour surmonter mes problèmes. »

« Aujourd’hui, je suis sobre, j’ai renoué avec les membres de ma famille et j’ai de l’espoir en un avenir meilleur. »

À la suite d’un procès devant jury, Mark recevra sa sentence pour le délit qu’il a commis.