logo
 

Bienvenue sur le site officiel de l’Armée du Salut


Salvationist.ca
| SalvationArmy.org

 

Recherche dans le site


archives Trouver une entité de l’Armee du Salut

archives Consulter les archives
 

Syndication

RSS Feed RSS

Prisonnier de la drogue, un toxicomane retrouve l’espoir à l’Armée du Salut

gus.jpgGus Wilson a vécu la pire expérience de sa vie lorsque sa mère est morte subitement. Personne n’a su soulager la douleur du jeune homme de 20 ans. Deux semaines plus tard, Gus a quitté son foyer familial à Midland, en Ontario, pour aller à Toronto. « Ç’a été pour moi le début d’une descente aux enfers », signale Gus.

Gus ne pouvait encaisser la mort de sa mère. N’ayant jamais appris à surmonter efficacement ses problèmes, il a rapidement eu recours à l’alcool pour noyer son chagrin. « J’ai fréquenté des gens peu recommandables », raconte Gus. « De fil en aiguille, je me suis rapidement retrouvé dans la rue, avec une dépendance à l’alcool et au crack. »

Gus a quand même réussi à trouver un emploi et à mener une vie familiale stable. « J’étais un toxicomane fonctionnel », précise Gus. « Je contrôlais mes habitudes de consommation et je paraissais normal généralement. »

Gus avait toujours voulu être celui qui commande. « J’étais égoïste et dominateur, et je me croyais supérieur », révèle Gus. « Graduellement, mon comportement et ma toxicomanie m’ont coûté mon emploi, ma conjointe, ma fille, ma famille, mes amis et ma santé. »

Lorsque l’univers de Gus s’est écroulé, sa tristesse était profonde, et il s’est mis à consommer du crack quotidiennement. « Cela me donnait une illusion temporaire de pouvoir et d’énergie », affirme Gus. « Mais à mesure que ma toxicomanie s’aggravait, je n’étais plus maître de ma propre vie. J’avais perdu espoir : la toxicomanie enlève l’espoir aux toxicomanes. »

En décembre 2009, à l’âge de 48 ans, Gus a été admis au centre de traitement Phare du havre de l’Armée du Salut, au centre-ville de Toronto. « J’étais sans foyer et sans le sou, je souffrais de malnutrition et j’étais épuisé par la vie que je menais depuis 14 ans », souligne Gus.
L’établissement ultramoderne est situé à l’angle des rues Jarvis et Shuter, sur le site du premier centre Phare du havre qui avait ouvert ses portes en 1961. Le centre comprend différents services, tels qu’une église communautaire, une section pour l’hébergement de transition et une autre pour le traitement des toxicomanes, ainsi qu’un service d’aide aux immigrants et aux réfugiés.
Le programme de traitement de la toxicomanie, d’une durée de trois mois, a incité Gus à reprendre sa vie en main, ce qu’il n’avait pu faire pendant des décennies. « On m’a montré une meilleure voie à suivre », déclare Gus. « La toxicomanie n’est pas facile à traiter, mais c’est possible. Aujourd’hui, je me sens plein d’énergie, j’ai les idées claires et j’ai repris ma dignité. Je cultive de nouvelles amitiés saines, et j’ai renoué avec ma famille. »

Gus a terminé le programme de traitement du Phare du havre en mars 2010. Il réside dans la section d’hébergement de transition au sein de l’établissement et travaille à temps plein.

« Quand je suis arrivé au Phare du havre, j’étais ruiné sur les plans psychologique, physique et affectif », conclut Gus. « L’Armée du Salut m’a enseigné à retrouver l’espoir et l’estime de moi-même. Je lui en serai éternellement reconnaissant. »