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Vernon Wells, voltigeur centre des Blue Jays, s’associe à l’Armée du Salut pour venir en aide aux enfants dans le besoin
Posted By John McAlister On mercredi 14 juillet 2010 à 06:42 In News | No Comments
Le voltigeur centre des Blue Jays, Vernon Wells, profite d’une belle saison de baseball professionnel. Mais le joueur no 10 des Blue Jays ne fait pas que surveiller les coups de circuit et attraper des « chandelles » de façon spectaculaire. Le 23 juin 2010, Vernon et son épouse Charlene ont rencontré des rédacteurs du site Web de l’Armée du Salut pour parler de baseball, de leur famille, de leur foi et de leur fondation destinée à soutenir et à protéger des enfants dans le besoin.
Vernon, parlez-nous de votre enfance.
Je suis né à Shreveport, en Louisiane, le 8 décembre 1978. J’ai grandi à Arlington, au Texas, où ma famille a déménagé en 1988. Avant ma naissance, mon père (Vernon Wells père), était un joueur de football. Il occupait la position de receveur. À un moment donné, il a joué dans la Ligue canadienne de football pour les Stampeders de Calgary. Le sport prenait beaucoup de place dans notre vie familiale.
Quand vous étiez jeune garçon, vous étiez joueur de champ intérieur. Quel changement s’est produit?
J’ai commencé à jouer dans la Petite Ligue de baseball à 7 ans, en tant que joueur de champ intérieur. À 11 ans, avant un match, j’étais en train d’attraper des « roulants » lorsque j’ai été frappé à la bouche par une balle. Il y avait du sang partout. Je n’ai perdu aucune dent, mais le coup a été suffisamment dur pour que je me tienne aussi loin que possible du frappeur.
Décrivez-nous votre parcours jusque dans les ligues majeures.
À l’école secondaire, j’étais quart-arrière dans l’équipe de football, et voltigeur dans l’équipe de baseball. Après avoir terminé mes études secondaires, j’ai rédigé ma lettre d’intention adressée à l’université du Texas pour y jouer au baseball et au football. Je voulais être receveur éloigné au sein de l’équipe de football. Avant même que je sois entré dans cette université, les Blue Jays m’ont choisi au premier tour de repêchage de 1997. Je suis passé par les ligues mineures, et l’année 2002 fut ma première saison complète avec les Blue Jays.
Pouvez-vous nous raconter une mauvaise période de votre carrière, et comment vous vous en êtes sorti?
En 2009, j’avais constamment des problèmes au marbre. Des blessures persistantes nuisaient à ma performance. Mes résultats sportifs étaient parmi les pires de toute ma carrière. J’étais frustré de ne pas fournir un apport utile dans un match. Hors saison, une opération chirurgicale pour soigner une blessure au poignet gauche a permis de nettoyer la lésion et d’enrayer l’inflammation. Durant l’hiver, je me suis concentré sur le maniement du bâton, et j’ai changé ma façon de frapper. J’ai tourné la page sur la saison 2009. Si on s’attarde sur le passé, on risque de manquer ce que l’avenir nous réserve.
Charlene : En 2009, le public a commencé à huer Vernon lorsqu’on l’appelait, et jusqu’à ce qu’il quitte le terrain. À ce moment-là, il n’était plus question d’amener aux matchs nos deux fils, âgés de cinq et sept ans. Les difficultés professionnelles de Vernon ont suscité des querelles dans notre ménage. Il se coupait de notre famille en réfléchissant constamment aux matchs qu’il venait de jouer. Personne n’était aussi exigeant que lui envers lui-même. Nous avons beaucoup prié et pleuré.
Au cours de votre carrière, qui a été votre meilleur mentor et pourquoi?
Sans hésitation, je dirais que c’est Deion Sanders, qui a été voltigeur dans la Ligue majeure de baseball et demi de coin (« cornerback ») dans la Ligne nationale de football (LNF). Maintenant, il est commentateur pour le réseau de la LNF.
Nous nous sommes rencontrés en 2000, alors que nous faisions tous les deux partie de l’équipe des SkyChiefs de Syracuse. J’ai observé la façon dont il gérait les difficultés et comment il se comportait. Après s’être exercé au bâton, il se retirait pour lire sa bible. Il m’a donné le goût de lire la bonne parole, et j’ai de nouveau confié ma vie à Dieu.
Quel est le meilleur conseil qu’on vous a donné?
Le véritable test d’une personne ne consiste pas à déterminer comment elle vit la réussite, mais comment elle fait face à l’échec. Quand tout va bien, ce n’est pas compliqué de le vivre, mais c’est notre réaction aux difficultés ainsi que les moyens que l’on prend pour les surmonter qui définissent notre personnalité.
Comment associez-vous le sport à la religion?
C’est très simple. Jésus passe avant toute chose. Je suis d’un naturel tranquille, alors il est important que mes gestes, mes paroles, mon comportement et la façon dont je traite les gens soient conformes à mes convictions. Dans le vestiaire, je puise dans ma spiritualité pour trouver des mots qui encourageront mes coéquipiers dans des moments difficiles.
Expliquez-nous ce qu’est la fondation Vernon Well’s Perfect 10.
Charlene : Nous avons créé cette fondation en 2008, en tant qu’organisme chrétien, pour soutenir et protéger les enfants et les mères dans le besoin. Après avoir participé à une activité caritative dans notre localité, nous avons été étonnés par l’ampleur de la pauvreté que nous avons constatée. On nous a demandé d’accompagner deux jeunes garçons sans foyer pour leur acheter des chaussures. Leurs pieds étaient sales. Ils n’avaient pas pris de bain depuis plusieurs jours. Ils partageaient leurs vêtements et ne mangeaient pas à leur faim. À ce moment-là, nous avons su que nous devions faire quelque chose pour apporter un changement bénéfique dans la vie de ces enfants dans le besoin.
La fondation a formé des partenariats, notamment avec l’Armée du Salut. Nous admirons l’œuvre des salutistes et respectons leur travail auprès des laissés-pour-compte de nos collectivités. Notre collaboration avec l’Armée du Salut a commencé à Arlington, au Texas. Maintenant nous allons former avec elle un autre partenariat dans la région métropolitaine de Toronto. Ce partenariat avec l’Armée du Salut permet d’organiser des activités (p. ex., repas en plein air et campagnes de collecte de jouets), d’envoyer des enfants à des camps d’été et d’offrir de l’aide pratique à des familles démunies afin d’encourager ces personnes qui traversent une période difficile et de leur procurer des moyens nécessaires à l’amélioration de leur situation.
Que faites-vous hors saison?
Je tente d’apporter une contribution bénéfique à ma communauté d’Arlington, au Texas. Je suis plus occupé hors saison que pendant la saison de baseball. Je rencontre des associations d’étudiants pour témoigner de ma foi et leur parler de mes méthodes de travail comme joueur de baseball professionnel.
Le temps que je consacre à ma famille (dont fait partie un chien esquimau âgé de 10 ans, appelé Lacee) est très important. De plus, Charlene et moi prenons une part très active à des projets chrétiens de bénévolat, ainsi qu’à l’école de Jayce, et nous sommes membres du comité de financement de l’école.
Faites-nous part d’une importante leçon de vie que vous avez apprise.
Il vaut mieux être une bonne personne qu’un bon joueur de baseball.
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