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Damon Allen, légende de la LCF, appuie le projet Dignité de l’Armée du Salut

damon_dignity-speaks.jpgDamon Allen, dont le dynamisme et la détermination lui ont permis, au cours de ses 23 saisons professionnelles, d’établir de nombreux records comme joueur de football, sans compter ceux dans la LCF, a prononcé une allocution lors d’une activité organisée dans le cadre du projet Dignité, à Toronto, le 15 mai dernier.

L’activité s’est tenue au Phare du havre de l’Armée du Salut au profit du projet Dignité, qui vise à sensibiliser la population aux défis auxquels font face les personnes les plus vulnérables de la société. « Je suis joyeux de nature, mais mon âme est triste », avoue l’ex-joueur étoile. « Je suis triste en raison du niveau de pauvreté et de désengagement que je vois au sein de nos collectivités et dans le monde entier. » Il a félicité l’Armée du Salut pour la qualité de ses services et son amour profond pour les gens. « L’Armée a pour mission d’aimer les gens, de les guider dans le droit chemin, de les guérir et de les transformer. » L’Armée du Salut a réalisé une entrevue avec Damon Allen, ancien joueur des Argonauts de Toronto.

A. du S. : Y a-t-il des choses que nous ne connaissons peut-être pas à votre sujet?
D. A. : Je suis un farceur. À ceux qui ne me connaissent pas, je me décris comme le porteur d’eau des Maple Leafs de Toronto.
A. du S. : Vous avez commencé à jouer au football à six ans. Qu’est-ce qui a éveillé votre intérêt?
D. A. : J’ai grandi à San Diego, en Californie. Les frères Kirkendall, qui habitaient dans ma rue, rentraient toujours à la maison vêtus d’un uniforme de baseball ou de football. C’était « cool ». Mes frères aînés et moi voulions aussi être « cool », et nous avons demandé à notre père de nous inscrire.
A. du S. : Qui a eu le plus d’influence sur vous quand vous étiez jeune?
D. A. : Mes parents et mes deux frères. Ma mère, qui était infirmière, mon père qui travaillait dans la construction et mes frères m’ont donné l’amour et l’encouragement dont j’avais besoin.
A. du S. : À 19 ans, vous étiez une étoile du baseball et du football. Vous avez été repêché par les Tigers de Detroit comme lanceur, mais avez choisi une carrière au football. Pourquoi?
D. A. : C’est la participation qui a motivé ma décision de choisir le football plutôt que le baseball. Lorsque vous êtes lanceur de relève, il y a des matchs pendant lesquels vous ne lancez même pas. Au football, j’occupais la position de quart-arrière partant. Je voulais être au centre de l’action.
A. du S. : Qu’est-ce qui a fait de vous un quart-arrière si talentueux?
D. A. : Lorsque j’ai signé avec les Eskimos d’Edmonton, en 1985, je pesais 71 kg et mesurais 1,85 m. J’étais le petit gars qui voulait être le dernier à tomber sur le terrain. L’aspect psychologique du jeu, sa compréhension et la prise de bonnes décisions sont la clé du succès. Le niveau de compétence est la cerise sur le gâteau.
A. du S. : Quel a été le moment le plus difficile de votre carrière?
D. A. : Au milieu de la saison 2004, je me suis fracturé le tibia gauche. J’avais 41 ans, et on racontait que je ne reviendrais pas au jeu.
A. du S. : Comment votre foi vous a-t-elle soutenu?
D. A. : Ayant grandi dans l’Église baptiste, j’avais acquis une base spirituelle solide. Ma foi chrétienne profonde a été mon réconfort et mon inspiration. J’espérais avoir une carrière de dix ans dans la LCF. Dieu m’en a donné 13 de plus. J’éprouve beaucoup d’humilité quand je pense à cela.