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RSSUn goût de liberté : l’Armée du Salut tend la main aux nouveaux arrivants
Lamya Amani, récemment immigrée au Canada, a été accueillie à bras ouverts par les capitaines auxiliaires Tina (sur la photo) et Thomas Yoo. « Je rêvais de venir au Canada depuis mon enfance », raconte Lamya Amani. Arrivée depuis moins d’un an au Canada, à des milliers de kilomètres de son Algérie natale, Lamya s’est maintenant adaptée à son nouveau milieu. Cependant, pour en arriver là, elle a eu besoin d’aide. Une aide que seule l’Armée du Salut pouvait lui offrir.
Une transition difficile
Lamya et Salim, son mari, ainsi que leur fils de quatre ans, sont arrivés à Ottawa le 1er juin 2011. « Au début, j’avais très peur, explique Lamya. Je me sentais tellement perdue. Notre avion a atterri à l’aéroport de Montréal, puis nous avons pris un autobus en direction d’Ottawa. Un ami de mon mari, qui était déjà établi dans cette ville, avait loué un appartement pour nous. » Quand elle est arrivée au Canada, Lamya ne savait pas qu’elle était enceinte. Malheureusement, elle a fait une fausse couche et a dû aller à l’hôpital – et payer pour les soins médicaux qu’elle y avait reçus. Les Amani n’avaient pas d’emploi, pas d’argent, et personne vers qui se tourner pour obtenir un soutien financier et émotionnel. Ce furent des débuts difficiles. « Nous n’avions personne pour nous guider. Nous ne savions pas comment trouver un emploi ni où aller pour obtenir de la nourriture. En outre, nous n’avions pas assez d’argent pour acheter ce dont nous avions besoin. » La famille a reçu de l’aide sociale, mais ce n’était pas assez pour payer le loyer et répondre aux besoins essentiels, comme la nourriture et les vêtements.
Un nouveau départ
Ce n’est qu’après avoir entendu parler de l’Armée du Salut que les Amani ont commencé à voir les choses sous un jour un peu plus favorable. Les capitaines auxiliaires Tina et Thomas Yoo, officiers responsables des ministères interculturels et des services d’aide à la famille d’une église de l’Armée du Salut – la citadelle d’Ottawa – les ont accueillis chaleureusement. Ils leur ont procuré de la nourriture, des renseignements et des outils d’apprentissage. Mais surtout, ils ont offert leur amitié et leurs conseils aux nouveaux arrivants. « Les Yoo sont très gentils et se dévouent entièrement à leur travail », explique Lamya – en anglais maintenant, sa troisième langue après l’arabe et le français. Ils sont très accueillants et ils aident les gens sans rien leur demander en retour. »
Salim a suivi des cours d’initiation à l’informatique à l’Armée du Salut, et a reçu de l’aide pour rédiger son cv. Il suit maintenant des cours d’anglais à l’Organisme communautaire des services sociaux aux immigrants d’Ottawa. Chauffeur d’autobus en Algérie, il espère trouver le même genre d’emploi lorsque son anglais se sera amélioré. L’automne prochain, Lamya entreprendra des études en enseignement du français à l’Université d’Ottawa. Elle veut devenir enseignante au primaire. « J’aime les enfants », avoue-t-elle en souriant.
Un avenir prometteur
Un mercredi après-midi, un groupe d’environ vingt femmes sont rassemblées à la citadelle d’Ottawa dans le but de faire connaissance et d’acquérir des compétences. C’est la première fois que Lamya participe à ces rencontres, mais elle se sent déjà bien accueillie par ses nouvelles amies. « Avant la réunion, il y a un cours de danse, auquel je vais participer la semaine prochaine. De plus, on organise régulièrement des repas-partage », explique joyeusement Lamya. Ce n’est pas seulement un lieu de dévotions. On y offre de nombreux services. » « J’ai également invité Lamya à se joindre à notre Café du cercle d’amitié, ce qui lui donnera des occasions de rencontrer des gens », ajoute la capitaine auxiliaire Tina Yoo.
Les membres de la famille Amani sont maintenant résidents permanents et ont devant eux un avenir prometteur. « J’adore le Canada! Je suis encore en train de découvrir tout ce que ce pays a à offrir. C’est incroyable!, s’exclame Lamya. Je peux aller où je veux et être qui je veux. Les gens sont très ouverts. « La première fois que je suis allée à la citadelle d’Ottawa, je ne portais pas mon foulard et je ne pratiquais pas ma foi musulmane aussi bien que j’aurais pu. Quand j’ai vu que les gens étaient libres de choisir leur religion et que j’ai constaté comment ils priaient, je me suis dit qu’ils devaient avoir une véritable relation avec Dieu. » À sa deuxième visite à l’église, Lamya portait son foulard. « La capitaine Yoo continue à m’accepter telle que je suis, sans me juger, explique-t-elle. Tous les gens sont égaux ici et je me sens à l’aise. C’est vraiment le meilleur endroit possible pour moi. « Ici, c’est la liberté. »
Par Caroline Franks, 13 juillet 2012