Un miracle de Noël

Un miracle de Noël

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Noël était presqu’arrivé, mais malgré tous ses efforts, Raeann, mère chef de famille, n’arrivait pas à se mettre dans l’esprit des fêtes. Parviendrait-elle à passer à travers son premier Noël toute seule? Comment allait-elle annoncer à sa fille de quatre ans qu’il n’y aurait pas de repas à la dinde? Puis, la veille de Noël, des coups à la porte ont tout changé.

« Billie Marie et moi regardions un film de Noël à la télé lorsque quelqu’un frappa à la porte, se rappelle Raeann. J’ai été étonnée de voir un bénévole de l’Armée du Salut qui tenait une boîte remplie de produits d’épicerie et un sac de jouets. »

Raeann avait quitté sa famille qui habitait Postville (Tere-Neuve-et-Labrador) pour aller étudier à Happy Valley-Goose Bay. Déterminée à réussir par ses propres moyens, elle cumulait deux emplois pour arriver à joindre les deux bouts. Mais, à plusieurs reprises, elle avait dû faire des choix difficiles, par exemple acheter un titre de transport pour se rendre à l’école ou bien manger.

« Je n’ai jamais révélé que j’avais des difficultés financières, dit Raeann. J’ai toujours eu une allure présentable, mais je n’avais pas un cent en poche. Nous vivions au jour le jour. »

Raeann considère la visite du bénévole de l’Armée du Salut comme son « miracle de Noël ». Dans la boîte, il y avait, entre autres, tout ce qu’il faut pour faire un repas à la dinde, dans le sac de jouets, un singe en peluche que Billie Marie a transporté partout avec elle pendant des années.

« Je suis encore émue lorsque je songe à cette nuit-là, avoue Raeann. L’assistance de l’Armée du Salut est une chose que je chérirai toute ma vie. J’étais seule et triste, mais l’Armée, grâce à son soutien, a fait renaître chez moi l’esprit du temps des fêtes, et je me suis sentie revivre. »

« Lorsque nous fournissons des provisions à des personnes démunies, nous leur apportons l’espoir, souligne le capitaine Brent Haas, pasteur de l’Armée du Salut à Happy Valley-Goose Bay. Chaque fois que je livre des paniers de Noël et d’autres produits de première nécessité à des personnes dans le besoin, je vois la joie sur les visages de ces personnes qui commencent à entrevoir la lumière au bout du tunnel. »

Raeann, maintenant mariée et mère de trois enfants, exploite sa propre entreprise de gravures sur verre à domicile. À Noël et pendant l’année, elle remet une partie du produit de ses ventes à l’Armée du Salut.

« Je sais ce que c’est qu’être pauvre, dit Raeann. L’aide que j’ai reçue à Noël n’a pas réglé tous mes problèmes, mais elle m’a apporté un sentiment de bien-être incomparable, et l’espoir que les choses allaient s’améliorer. Et ce fut le cas. »

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