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À la recherche d’un toit

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Elsie, 83 ans, a passé des mois à dormir dans les rues inhospitalières de Toronto en attendant de se trouver un toit… n’importe quel toit. « Je n’ai jamais rien vécu de tel, raconte-t-elle à un membre du personnel de l’Armée du Salut. Tout ce que je cherche, c’est un endroit sécuritaire où je peux dormir tous les soirs. »

Elsie est l’une des centaines de personnes en situation d’itinérance qui dorment sur des lits portatifs au manège militaire de Moss Park, à Toronto. En raison de conditions climatiques extrêmes, un refuge temporaire a été aménagé à cet endroit par la Ville, et l’Armée du Salut a volontiers accepté de mettre la main à la pâte en offrant 100 repas par jour (matin, midi et soir).

« Nous ne faisons pas que servir des repas, explique le colonel Lee Graves, secrétaire en chef de l’Armée du Salut. Parler aux gens fait également partie de notre ministère. Nous rencontrons des personnes formidables et instruites qui ont des histoires très émouvantes à raconter à propos de leur réalité et de leur parcours. Ces personnes souhaitent simplement être écoutées, et bon nombre d’entre elles ont d’excellentes idées de solutions quant à leurs besoins. »

L’histoire d’Elsie

Les problèmes d’Elsie ont commencé l’an dernier lorsque le propriétaire d’une maison qu’elle louait est décédé. La maison a été vendue et Elsie a déménagé dans un logement, dans un sous-sol.

« J’ai habité là plusieurs mois, témoigne Elsie. Et puis, un jour, le chauffe-eau s’est brisé, mon logement a été inondé et j’ai perdu tous mes biens. J’ai trouvé un autre appartement dans un sous-sol, mais comme le propriétaire refusait de me donner un reçu fiscal, je suis partie. J’ai effectué plus d’une centaine d’appels pour trouver un autre logement et malgré le fait que je détienne des lettres attestant que je suis une bonne locataire, personne ne voulait louer un logement à une dame âgée. J’étais sous le choc. »

Incapable de trouver un endroit convenable, Elsie a loué une voiture et y a habité pendant trois mois. Elle a ensuite élu domicile dans la cour d’une église.

« La cour de l’église était très sécuritaire, indique Elsie avec un sourire moqueur. Je plaçais des couvertures sur du carton et du plastique, et je pouvais librement utiliser la douche du centre communautaire. À première vue, personne n’aurait pu deviner que j’étais sans abri. »

Elsie est reconnaissante d’avoir accès au refuge temporaire; cela lui permet de concentrer ses énergies à trouver un logement et, lorsque ce sera fait, elle pourra reprendre ses meubles entreposés. « Je vais m’en sortir », dit-elle. Chose certaine, elle éprouve de la gratitude envers l’Armée du Salut qui l’a aidée et encouragée.

Aide et compassion

« Personne, dans toute ma vie, n’a jamais autant fait preuve de compassion à mon endroit ou ne m’a jamais autant aidée que les gens de l’Armée du Salut, précise Elsie. Ils prennent toujours soin de moi. Si je ne vais pas me chercher de la nourriture, ils veillent à m’en apporter. Ils ont écouté mon histoire et font des appels téléphoniques pour m’aider à trouver un logement. Je me sens vraiment entre de très bonnes mains. »

Elsie en demande peu : elle veut simplement être indépendante et vivre dignement. « Je vais me trouver un logis; je dois simplement être patiente », conclut-elle.

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