Sortir de l’analphabétisme pour avoir une meilleure vie

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Savoir lire et écrire est la pierre angulaire de l’apprentissage et de l’habilitation personnelle. Même si plusieurs croient que la littératie se porte bien au Canada, près de la moitié des adultes canadiens présentent un faible niveau d’alphabétisation.

Selon certaines études, il existe une corrélation directe entre la pauvreté et l’analphabétisme. Un manque de connaissance en lecture et en écriture peut mener à l’isolement social ou se traduire par l’incapacité de trouver un emploi ou d’utiliser la technologie.

Dans Weetamah, l’un des quartiers les plus défavorisés de Winnipeg, le programme d’alphabétisation de l’Armée du Salut aide les adultes faiblement alphabétisés à réaliser leur plein potentiel comme parents, grands-parents, membres de la collectivité et employés.

« Le programme, qui dure un an, donne une seconde chance aux gens de s’instruire », dit Carley Tay, formatrice en alphabétisation et en informatique. À la fin de la formation, les élèves peuvent s’inscrire à d’autres programmes d’alphabétisation proposés par la province et voir leurs acquis reconnus afin de poursuivre leurs études. »

Les cours, offerts à toutes les personnes peu alphabétisées (compétences inférieures à la sixième année), portent sur la lecture, l’écriture, les mathématiques, les sciences sociales et les habiletés fondamentales. Des sorties éducatives, des repas permettant d’apprendre à se débrouiller en société et des projets communautaires, tous liés à la littératie, sont également organisés. De plus, les participants peuvent bénéficier d’un tutorat individuel.

« Certains élèves sont des nouveaux arrivants, d’autres ont quitté l’école depuis longtemps, souligne Carley. Chaque jour, quelqu’un dit : “Je ne le savais pas”, et est fier des nouvelles connaissances acquises. »

Des activités d’épellation et de phonétique à la construction de phrases en passant par l’apprentissage de nouveaux mots, Carley aime voir le nouveau sentiment de confiance qui s’affiche sur le visage de ceux qui suivent le cours.

« Marlene a appris six nouveaux mots la semaine dernière et Tan fait maintenant des phrases complètes. Un élève emprunte des livres à la bibliothèque, tandis qu’un autre remplit des formulaires.

Mais, le moment le plus touchant, raconte Carley, est lorsqu’à la cérémonie de remise des diplômes une personne se lève et lit le discours qu’elle a elle-même écrit. Quelle belle réussite. »

 

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