Le programme de services aux immigrants et aux réfugiés de l’Armée du Salut permet de réunir deux époux

09
.22

Saba était prête à tout pour vivre en sécurité et avoir une vie meilleure. Elle a traversé de dangereux postes frontaliers et risqué d’être tirée à vue ou kidnappée et catapultée dans un réseau de traite des femmes. Finalement, elle a immigré au Canada où un futur incertain et une multitude de nouveaux défis l’attendaient.

« J’avais 17 ans lorsque je me suis enfuie d’un camp érythréen, dit Saba. Quand j’ai appris que le service militaire obligatoire de 18 mois pouvait se transformer en service de huit ans et même plus, j’ai craint pour mon avenir. »

Saba a fui au milieu de la nuit et a marché pendant trois jours et trois nuits jusqu’au pays voisin, le Soudan.

« La route a été longue et le périple terrifiant, raconte Saba. Avec le recul, j’ai l’impression de regarder un film quand je repense à tout cela. »

De nouveaux défis

Éventuellement, Saba gagne l’Égypte où elle entreprend des démarches pour immigrer au Canada, qui deviendra sa nouvelle terre d’accueil en 2010, deux ans plus tard.

En 2013, elle se rend en Ouganda pour épouser son amour de jeunesse, Tesfom. De retour au pays, elle entame le processus pour présenter une demande pour parrainer son époux.

« Il y avait beaucoup de paperasse administrative : une preuve du lien de parenté, des documents de voyage et d’identité, des photos, des certificats de police et bien d’autres, dit Saba. Pour m’assurer que tout était fait correctement, je me suis adressée à un avocat spécialiste en immigration. Toutefois, quand j’ai su qu’il réclamait 5000 $ pour s’occuper de mon dossier, j’étais découragée et déçue. »

À la suite de cette rencontre, Saba a eu de la difficulté à dormir, elle se demandait si son mari serait un jour à ses côtés. Puis, elle a entendu parler d’un programme qui offrait gratuitement des conseils juridiques aux immigrants et aux réfugiés.

Réunification

« Notre objectif est la réunification familiale », dit Marie Kettle, coordonnatrice du programme des services d’aide aux réfugiés et aux immigrants de l’Armée du Salut de la région de l’Atlantique. « Ce programme, offert à Halifax, est le seul dans les Maritimes. »

Aujourd’hui, Saba affiche un sourire radieux. En mai 2015, après deux ans de collaboration avec l’Armée du Salut, et à la suite de l’aboutissement du processus de demande d’immigration, Tesfom est arrivé au Canada.

« L’Armée du Salut m’a retiré un énorme poids des épaules, commente Saba. Le personnel a rempli des formulaires compliqués, m’a tenue informée de l’évolution de la demande et m’a écoutée attentivement. »

« À l’heure actuelle, Tesfom et moi travaillons et restons positifs. Nous sommes reconnaissants de toutes les possibilités qui s’offrent à nous, mais surtout du fait que nous pouvons agir, penser et parler librement, des gestes que nous ne tenons pas pour acquis. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Articles connexes