À jardin communautaire, nourriture pas chère…

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Au jardin communautaire de l’Armée du Salut à Swift Current, en Saskatchewan, il suffit de quelques semences et d’un peu de temps pour améliorer la qualité de vie de familles et de personnes seules à faible revenu.

« Le jardin communautaire présente de nombreux avantages », a expliqué Sandra Brong, coordonnatrice des services communautaires et d’aide à la famille de l’Armée du Salut. « Les participants mangent plus sainement, économisent de l’argent sur leurs factures d’épicerie, se font de nouveaux amis et accroissent leur autonomie. »

En collaboration avec le Southwest Food Security Committee (comité Sud-Ouest pour la sécurité alimentaire), le jardin communautaire, où 10 bacs à potager ont été construits par le Lions Club de Swift Current, est attenant à l’établissement de la banque alimentaire de l’Armée du Salut. À l’origine, les fruits et légumes frais étaient censés servir de complément à la nourriture distribuée par la banque alimentaire. Malheureusement, il n’y a pas eu assez de bénévoles ou de membres du personnel pour s’occuper du jardin. C’est alors que la décision a été prise de faire adopter un jardin par des personnes seules ou par des familles afin qu’elles puissent cultiver un jardin potager et en prendre soin.

« Quand des personnes viennent demander de l’aide à la banque alimentaire, on leur demande si elles aimeraient “adopter ” un jardin », a précisé Mme Brong. « Cela fonctionne bien dans la mesure où elles peuvent y planter ce qu’elles préfèrent manger. Et ces jardiniers en herbe sont heureux de parler de la pousse de leurs légumes et de leurs méthodes de mise en conserve ou de congélation de toute cette nourriture. »

Parmi les participants, on compte de nouveaux arrivants qui n’ont jamais jardiné, des grands-parents qui apprennent l’art du jardinage à leurs petits-enfants et des mères célibataires qui apprécient le plein air et l’aspect  social de cette activité. Les spécialistes communautaires donnent des renseignements sur la façon de prendre soin des plantes, suggèrent quoi faire pousser, indiquent quelles sont les plantes qui sont les plus susceptibles d’arriver à maturité, recommandent des moyens de se prémunir contre les insectes nuisibles, etc.

« Nous disposons d’une cuisine d’établissement et notre prochaine étape sera d’enseigner comment préparer des conserves ou des marinades », a déclaré Mme Brong. « Mais cela requiert un financement et des bénévoles. En ce moment, nous donnons aux participants de la documentation sur les bases de la mise en conserve et du marinage. Par ailleurs, notre clientèle est reconnaissante de tout le soutien que nous pouvons lui apporter. »

 

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