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Les ingrédients de la réussite

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En raison de ses crises de panique, Courtney, âgée de 28 ans, ne pouvait plus quitter sa maison. Son trouble d’anxiété social et son TSPT lui empoisonnaient l’existence. Aujourd’hui, elle participe aux cuisines collectives organisées par l’Armée du Salut où, en plus d’apprendre à manger sainement, elle a une chance de guérir et d’acquérir de nouvelles connaissances.

« Je rencontre mes amis, essaie de nouvelles recettes et découvre des choses intéressantes sur la santé et la nutrition, dit Courtney. Je ne suis pas repliée sur moi-même et me sens comme une personne à part entière. »

Située à Kingston, en Ontario, cette nouvelle cuisine collective de l’Armée du Salut s’adresse à toutes les personnes, peu importe leurs revenus, qui ont le souci de manger sainement et à prix abordable. Elle permet également de rompre l’isolement social et de parfaire ses connaissances et compétences en alimentation.

« Nous tentons de leur faire comprendre les incidences de leurs choix alimentaires sur leur santé et d’éveiller leurs talents culinaires. De plus, nous abordons différents sujets comme l’alimentation, le conditionnement physique, la médication et le bien-être et la santé en général », précise Maria Sadowy, de l’Armée du Salut.

« Mon beau-père était violent. Il ne me permettait presque jamais de sortir de la maison, et quand j’avais le droit, il me “traquait”. Aujourd’hui, je regarde encore par-dessus mon épaule quand je marche dans la rue, raconte Courtney. Une fois adulte, j’ai été témoin de l’attaque violente dont mon mari a été victime. Par conséquent, je suis très anxieuse et j’évite les gens.

« J’ai entendu parler des cours de cuisine lorsque je suis allée à la banque alimentaire. Comme j’aime cuisiner, j’ai décidé d’y aller, et ce, même si j’étais craintive. Lors du premier cours, j’ai fait une crise de panique. Je tremblais, transpirais et avais la nausée. Une employée m’a rassurée et dit que tout irait bien. Elle avait raison.

« Maintenant, j’ai hâte d’aller aux cours de cuisine. Sans l’appui de l’Armée du Salut, je ne serais pas là où je suis aujourd’hui – soit en train de discuter dans un lieu public. Il s’agit d’une étape importante pour moi, et j’en suis très fière. Je ne fais pas qu’améliorer mes compétences culinaires et mes connaissances, je vis de nouveau. »

 

 

 

 

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