De l’itinérance à l’espoir : l’histoire de Tony

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Tony, âgé de cinquante-deux ans, était un restaurateur prospère qui est passé d’un appartement haut de gamme à une boîte en carton dans la rue. Aujourd’hui, il a un logement et des objectifs pour l’avenir, et raconte son histoire pour offrir de l’espoir à d’autres personnes qui peuvent avoir à surmonter leurs propres obstacles.

« Mes problèmes ont commencé en 2016 lorsque des travaux de construction sur les routes ont commencé à nuire à mon entreprise, révèle Tony. Les clients ne voulaient pas être ennuyés par la circulation intense, et j’ai perdu 40 % de ma clientèle. »

Tony a traversé une triste période, caractérisée par une grande consommation d’alcool. Sa désastreuse dépendance a entraîné la perte de son restaurant, de ses avoirs financiers, de sa cote de crédit et de sa famille. « J’ai tout perdu, résume Tony. Et la rue est devenue mon chez‑moi. »

Pendant plus d’un an, Tony a vécu dans les rues de Windsor, dormi sur des bancs de parc et dans des boîtes de carton, et trouvé à manger dans des poubelles.

« L’itinérance est une expérience de solitude et d’angoisse, affirme Tony. On m’a pourchassé et pratiquement battu à plusieurs reprises. Des malfaiteurs surgissaient de partout et cherchaient à extorquer le contenu de mon sac à dos. C’était dur. »

Puis un jour, un ami lui a parlé du centre d’hébergement de l’Armée du Salut. « J’ai hésité, mais j’ai fini par capituler parce que c’était l’hiver et que mes jambes étaient engourdies par le froid. Avoir le gîte et le couvert m’a permis de réfléchir à ma situation. Je voulais refaire ma vie », souligne Tony.

Tony affirme que le centre d’hébergement lui a procuré la stabilité et le soutien dont il avait besoin pour obtenir une aide financière et un logement. Les intervenants lui ont prêté une oreille attentive et l’ont encouragé. « L’Armée du Salut m’a donné la force de rester optimiste », ajoute Tony.

Aujourd’hui, Tony ne consomme plus d’alcool, fait du bénévolat dans sa collectivité et envisage de suivre un cours sur le counseling en matière de toxicomanie.

« Si l’Armée du Salut ne m’avait pas ouvert ses portes ni permis de me ressourcer, je ne sais pas où je serais. Probablement blotti dans une boîte de carton quelque part, ou mort. »

 

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