Un projet pilote pour soustraire les familles à la pauvreté

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Bien que nous vivions dans un pays riche, la pauvreté est quand même présente. Plus de trois millions de familles canadiennes vivent dans des logements inabordables et insalubres, et un enfant sur dix est considéré comme pauvre.

Depuis sa fondation en 1865, l’Armée du Salut a servi d’intermédiaire entre les familles et les collectivités en offrant espoir, soins et sentiment d’appartenance. Comme un nombre grandissant de familles n’arrivent plus à joindre les deux bouts, l’Armée du Salut a décidé de mettre sur pied un projet pilote, Pathway of Hope. Ce programme, destiné aux familles les plus vulnérables, met l’accent sur les possibilités plutôt que sur les problèmes. L’objectif est de briser le cycle de la pauvreté et d’assurer la stabilité des familles.

« Les intervenants des services communautaires et d’aide à la famille de l’Armée du Salut ont toujours fait plus que donner de la nourriture aux personnes qui cognent à notre porte, dit Claire Dunmore, consultante en services sociaux, car ils savent qu’elles ont bien souvent des problèmes beaucoup plus graves. Dans le cadre du programme Pathway of Hope, nous privilégions une approche holistique à long terme, plutôt qu’une approche axée sur le “service”. Nos interventions aideront les familles à élaborer un plan qui inclut leurs aspirations et des solutions pratiques. Par exemple, si un enfant a de la difficulté à lire et prend du retard à l’école, nous l’aiderons. »

Ce programme s’adresse aux familles avec des enfants. En travaillant concrètement et positivement avec les parents, l’Armée du Salut permet aux enfants d’avoir une meilleure qualité de vie, car la pauvreté peut compromettre leur développement. Plus les enfants vivent longtemps dans un milieu pauvre, moins ils risquent de briser le cycle de la pauvreté une fois adultes. Avec le temps, aider les familles à atteindre une certaine stabilité réduira peut-être la dépendance des générations futures aux services offerts par l’Armée du Salut.

Ce projet-pilote d’une année a pris son envol en janvier dernier dans six centres communautaires et d’aide à la famille de la région de Toronto. Le but est que 20 familles soient autonomes à la fin de l’année.

« Nous voulons que les gens voient leurs rêves et leurs espoirs se réaliser », déclare la lieutenante-colonelle Deborah Graves, secrétaire territoriale de la mission intégrée. « Nous souhaitons que les familles les plus vulnérables gardent espoir en l’avenir, et exercent une influence transformatrice sur leur collectivité. »

 

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