Sortir de la rue, c’est possible!

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Pousser la porte du refuge pour hommes de l’Armée du Salut d’Halifax et demander de l’aide n’ont pas été une mince affaire pour Charlie Pittman qui était prêt à mettre fin à ses jours. Cependant, aujourd’hui, il ne regrette rien.

« Je dormais sur des bancs de parc depuis quatre jours, raconte Charlie. En plus d’avoir des idées suicidaires, je n’avais plus rien. Je n’avais pas tout perdu à cause d’une dépendance, mais en raison de graves problèmes de santé. Plusieurs personnes m’avaient conseillé de me rendre à l’Armée du Salut, mais compte tenu de mon état dépressif, je ne croyais pas qu’on pouvait m’aider. Mon plan était de me jeter en bas du MacDonald Bridge, mais au dernier moment mes pas m’ont mené à l’Armée du Salut. La meilleure chose qui pouvait m’arriver. »

Dès son arrivée au refuge, le préposé à l’accueil a dit à Charlie de vivre un jour à la fois. De plus, grâce au soutien et au dévouement du personnel de l’Armée, Charlie a trouvé un travail, un nouveau chez-soi et la stabilité.

« Sans le coup de pouce de l’Armée du Salut, je ne serais certainement pas là », dit-il.

Et maintenant…

Aujourd’hui, Charlie travaille au Center of Hope de l’Armée du Salut d’Halifax, à l’endroit même où douze ans plus tôt il a retrouvé le goût à la vie.

Son travail d’intervenant auprès de la clientèle lui permet d’aider ceux qui utilisent les services du centre, de les diriger vers les lieux de leur rendez-vous, et d’entamer avec eux le processus qui leur permettra de remonter la pente.

« Je ne fais pas que remplir des formulaires d’accueil. Je dois déterminer pourquoi chaque personne a besoin de notre aide. Les raisons sont nombreuses : perte d’emploi, dépendance ou problèmes de santé mentale. Une fois que j’ai cerné le problème, je peux leur offrir tout le soutien dont elles ont besoin. »

Charlie attribue sa facilité à communiquer avec les clients au fait qu’il a déjà été itinérant.

« Je traite les clients comme j’aimerais être traité, précise Charlie. Lorsque je rentre à la maison à la fin de la journée, je sais que j’ai passé une bonne journée si un client a souri. Pour moi, un sourire vaut tout l’or du monde. »

 

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