D’étudiante-athlète à toxicomane

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Issue d’une bonne famille, Meagan, 28 ans, a grandi dans une petite ville. Cette jeune femme, douée pour les études et le sport, a eu recours à la drogue pour atténuer la douleur causée par une blessure et faire face à sa déception de ne plus être en mesure de jouer au soccer. Elle entama alors une spirale descendante qui l’emmena à consommer de la drogue, à commettre des crimes et à entretenir des relations malsaines pendant des années.

Hors de contrôle

« J’ai perdu le contrôle de ma vie à une vitesse folle, dit Meagan. En raison de ma dépendance à la méthamphétamine en cristaux, à la cocaïne et à l’héroïne, j’ai perdu mon travail en soins infirmiers, ma première maison et ma famille. »

Meagan a été arrêtée en 2016 pour trafic de stupéfiants. Elle n’imaginait pas que les choses pouvaient être pires, et pourtant.

« Après mon arrestation, j’ai été libérée sous caution et j’en ai profité pour m’enfuir dans une autre province afin d’éviter une peine d’emprisonnement. J’ai vraiment pris une mauvaise décision. J’ai été agressée au point d’être hospitalisée pendant deux semaines, et j’ai dormi dans un refuge et dans ma voiture. Je voulais mourir. »

Meagan aspirait à une vie meilleure, mais elle était incapable de cesser de consommer. Un jour, elle a croisé un policier et lui a demandé de procéder à une vérification de son identité.

« Je souffrais de malnutrition et étais épuisée de fuir la justice. J’ai été arrêtée sur le champ et conduite au tribunal de traitement de la toxicomanie, puis au centre Kate’s Place de l’Armée du Salut. Là, on m’apprend à reprendre ma vie en main. »

Soutien et rétablissement

Pendant qu’elle fait l’objet du programme judiciaire de traitement de la toxicomanie, Meagan réside au centre pour femmes Kate’s Place de l’Armée du Salut où elle bénéficie d’un encadrement continu, sécuritaire, stable et supervisé, a accès à des services de counselling et reçoit une assistance pratique.

« J’ai toujours vécu dans la peur. À l’Armée du Salut, j’ai trouvé un chez-moi sécuritaire, une oreille attentive et du soutien. On m’a encouragée à faire des choses que j’aimais comme du bénévolat. Sans l’Armée du Salut, je ne serais pas au même point dans mon processus de guérison. »

Quand elle en aura fini avec le programme judiciaire de traitement de la toxicomanie, Meagan veut s’inscrire à l’université pour obtenir un diplôme en gestion. Elle a retrouvé sa famille et adore son travail de bénévole à l’Armée du Salut.

« Depuis que je ne consomme plus, j’ai réalisé tout ce que j’avais perdu. Je ne pouvais vraiment pas tomber plus bas. »

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