Survivre à la violence

Survivre à la violence

02
.19

Prise au piège dans une relation de violence, Isobel redoutait les conséquences qu’engendrerait l’abandon du domicile conjugal. Rassemblant son courage, elle y est parvenue. Ce fut une première étape vers la guérison. « Je suis la preuve vivante qu’on peut avoir une deuxième chance dans la vie, explique Isobel. Et c’est grâce à l’Armée du Salut que je l’ai obtenue. »

Pendant des années, Isobel a été victime de sévices psychologiques de la part de son conjoint. Il lui disait qu’elle était laide, grosse, peu attirante, et que personne ne voulait d’elle. Quand Isobel a reçu un diagnostic d’arthrose dans les genoux, les menaces et la manipulation ont escaladé.

« J’avais de fortes douleurs et me servais d’un déambulateur pour me déplacer en attendant de subir une opération. C’est à ce moment que mon conjoint m’a jetée au sol, confie Isobel. Il m’a laissée sur le plancher en me disant que je ne valais rien. C’est à ce moment que j’ai décidé de mettre un terme à notre relation. »

Le conjoint d’Isobel ne travaillait pas et était souvent à la maison. Lorsqu’il est allé à un rendez-vous chez le dentiste, Isobel en a profité pour ramasser en vitesse quelques vêtements et aller se réfugier dans un centre d’hébergement pour femmes. Elle a ordonné à son conjoint de quitter le foyer et a demandé au propriétaire de changer les serrures. Mais une intervenante du refuge lui a conseillé de ne pas retourner chez elle.

« La travailleuse sociale craignait pour ma sécurité, explique Isobel. Six jours plus tard, j’ai trouvé un nouvel appartement. »

Bien qu’Isobel fût heureuse à l’idée de déménager, la douleur dans ses genoux l’empêchait de marcher, et elle n’avait suffisamment d’argent pour payer le premier mois de loyer. La travailleuse sociale lui a conseillé de communiquer avec le Centre of Hope de l’Armée du Salut, à London (Ontario).

« J’espérais que l’Armée du Salut m’aide à trouver un déménageur et l’argent pour payer le premier mois de loyer, explique Isobel. Mais ce qu’on a fait pour moi est extraordinaire. »

L’Armée du Salut a fourni à Isobel de la nourriture et des produits hygiéniques, et trouvé l’argent pour le loyer et un déménageur.

« Ça faisait longtemps que quelqu’un ne s’était pas préoccupé de moi, dit Isobel. Je n’en reviens toujours pas. Aujourd’hui, j’ai deux nouveaux genoux et je prends goût à la vie. C’est en grande partie grâce à l’Armée du Salut que j’ai pu me remettre sur pied. Cette organisation a été ma bouée de sauvetage au moment où j’en avais le plus besoin. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles connexes